Amélioration du pilote d'extraction en continu

 

Depuis sa construction, l'atelier d'extraction continue souffrait de dysfonctionnements rendant son utilisation problématique.

Les principaux problèmes ont été identifiés, et des solutions proposées pour y remédier (voir tableau ci-dessous).

Ces solutions ont été mises en place en plusieurs vagues, entre 2002 et 2003. Elles ont permi de résoudre l'ensemble des problèmes initiaux, comme l'ont montré plusieurs essais et une étude de qualification du pilote.
L'ensemble des travaux et des essais de contrôle a représenté un investissement de 150 000 €.

 

Localisation Nature du problème Solutions mises en place
Lavage de bande Mauvais nettoyage de la bande et bourrages au niveau de la pompe de reprise de solvant. Modification des buses d'injection et des tuyauteries du circuit de reprise.
Ecluse entre l'extracteur et le désolvanteur Bourrages. Remplacement de l'écluse par une autre, chauffée et plus grande.
Extracteur Présence d'eau de condensation. Calorifugation de l'extracteur.
Distillation Perte d'huile par moussage.

- Mise en place de séparateurs de mousse.

- Amélioration de l'élimination de l'eau dans la vapeur injectée.

- Amélioration de la régulation des transferts entre les étages, et mise en place de filtres.

Température de l'huile dans le sécheur trop basse. Ajout d'un réchauffeur à eau chaude.


Principales conclusions de cette étude
Teneur en hexane dans l'huile

Valeurs comprises entre 420 et 975 ppm. La valeur la plus haute a été obtenue en réduisant volontairement le débit d'injection de vapeur dans le deuxième étage. Ces résultats sont obtenus avec des températures de l'ordre de 90°C. L'objectif est de produire de l'huile à moins de 1000 ppm d'hexane.
Teneur en eau dans l'huile

Valeurs comprises entre 0.1 et 0.17%.
Pertes en huile

Les pertes sont plus importantes lorsque la quantité mise en jeu est faible. La meilleure performance réalisée est une perte de 4% de la quantité d'huile attendue pour un lot de 1300 kg. Pour des lots de 50 à 100 kg, l'ordre de grandeur est d'environ 10 à 15 kg de perte.
Les pertes sont expliquées par des entrainements de fines gouttelettes vers les condenseurs, puis vers le décanteur dans lequel une partie est émulsionnée et passe dans la fraction aqueuse qui est rejetée comme effluent. En fin d'opération, il reste également de l'huile qui forme un film dans toute l'installation et qu'il est difficile de récupérer.
Teneur en hexane dans les tourteaux

Les teneur en hexane dans le tourteau sont inférieures à 500 ppm lorsque le désolvanteur est utilisé en respectant les spécifications du constructeur.
Teneur en huile résiduelle dans le tourteau

On a fait varier le débit de solvant envoyé dans l'extracteur (210 ou 180 l/h), la température d'extraction (50 ou 45°C) et on simulé le défaut d'une pompe de recirculation (-1). La matière première était des écailles de cameline à 7% de matière grasse, et le débit d'écailles en entrée d'extracteur est resté fixe à 175 kg/h.

Le graphe ci-dessous présente les valeurs observées de teneurs en huile du tourteau :


Pour cette matière première facile à extraire, on peut conclure que le niveau de déshuilage n'est modifié ni par une baisse de la température d'extraction, ni par une réduction de 15 % du débit de solvant, ni par l'arrêt d'une pompe de recirculation.
En revanche, on note une influence de la désolvantation sur la teneur en huile mesurée (+0.17 pts). Cette observation est classique, et s'explique par le fait que la cuisson dénature certaines lipoprotéines et réduit l'affinité du tourteau pour la matière grasse. Ceci permet donc d'en récupérer plus lors de l'extraction analytique.

Ces résultats montrent que l'atelier d'extraction continue fonctionne de manière satisfaisante y compris dans des conditions dégradées. Ils démontrent également la maîtrise de l'outil par l'équipe de CREOL.

 

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